VALENE : et la lumière fut

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Mais qui est VALENE ?

 

Connaissez-vous l’usine de Valene (acronyme de Valorisation Energétique), à Guerville ? Trente personnes y travaillent. 67000 tonnes de déchets y sont traitées à l’année. Fier directeur de l’établissement, M. Caillol porte un soin particulier à pérenniser son environnement dont il connaît le fonctionnement technique sur le bout des doigts. Il ne tarit pas d’éloges sur le lit fluidisé dense, le procédé choisi par la CAMY il y a une quinzaine d’années pour traiter les déchets domestiques de sa population. Le site renferme en fait deux usines, une pour trier les déchets, une pour les valoriser.

Malgré la crise économique, qui a généré une légère baisse du poids des déchets traités, en 2012, 55000 tonnes ont été réduites à peau de chagrin : 8% de mâchefer, un résidu de classe 1 inutilisable et stocké en décharge, et 7% de cendres qui servent de lien hydraulique à l’usine. Pour parvenir à ce résultat probant, des hommes, du sable olivine, de l’eau déminéralisée, des aimants, des manches, des tapis de tri dans tous les sens, des silos, un four, des chaudières, une turbine (« Elle tourne comme un moteur d’avion, je l’adore ! » confesse M. Caillol), des pressions, des grappins automatisés… s’échinent  nuit et jour (voir infographie).

Miracle de la science, Valene produit à partir de ces disgracieuses ordures de l’électricité ! Le site l’utilise pour moitié et revend l’autre à EDF. Autre gageure écolo-responsable : les fumées qui s’échappent de l’usine sont scrupuleusement traitées. « Ici, pas d’acides, de dioxydes ni d’oxydes d’azotes » argue le directeur.

 

VALENE à quatre temps

1) Le camion décharge les déchets sur deux trémies. Ils sont broyés puis passent sous un énorme aimant (l’overband) qui capte les objets magnétiques.
2) Un tri aéraulique écarte les objets lourds et légers tandis qu’un séparateur à courant de Foucault récupère les métaux non-ferreux. Vient alors l’heure d’un pont roulant automatisé,  une des merveilles techniques de l’usine, qui dépose les déchets sur le convoyeur d’alimentation des fours.
3) Au nombre de trois, les fours entrent dans la danse. Le lit fluidisé de sable olivine assure une combustion constante et complète. Les matières incombustibles en sont extraites et deviennent du mâchefer, utilisé notamment en sous-couche routière. A la sortie, les cendres sont également récupérées. Enfin, les gaz produits circulent à travers la chaudière et passent de 1000 à 180°c en un clin d’œil grâce à une production de vapeur.
4) Cette vapeur nourrit la fameuse turbine, qui produit du courant. Les fumées sont traitées par des injections d’urée, de bicarbonate de sodium et de charbon actif, puis filtrées.