GPS&O, une nouvelle page de l'interco

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Après l’intégration d’Epône à la CAMY en 2012, voilà qu’à son tour celle-ci fusionne avec 5 autres communautés d’agglomération pour ne former dorénavant qu’un seul ensemble dans ce secteur nord des Yvelines dont la colonne vertébrale est la Seine. La communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise est née. Une nouvelle ère s’ouvre donc pour toutes les villes qui en font partie.

Le cadre

La communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise à laquelle nous appartenons depuis le 1er janvier s’inscrit dans le cadre de la réforme territoriale engagée depuis plusieurs années par l’Etat et qui touche tout le pays. Fusions de régions, création de « communes nouvelles » et de métropoles, clarification des compétences…les médias s’en sont longuement fait l’écho.
En Ile de France, plus précisément, l’objectif est de faire émerger de véritables pôles d’équilibre, (conformément aux directives de la loi MAPAM* de 2014), aux côtés de la future Métropole parisienne. Ainsi, à la même date, 17 EPCI ont officiellement vu le jour autour de la capitale, afin de former, dans le prolongement du Grand Paris, des territoires attractifs, compétitifs et cohérents capables de relever des défis ambitieux malgré des budgets fortement contraints. Grand Paris Seine et Oise est l’un d’eux.

Communauté urbaine : pourquoi ?

Communauté d’agglomération ou communauté urbaine ? La question a fait l’objet d’une réflexion approfondie lors de nombreuses réunions de travail puisque le processus de fusion d’intercommunalités n’impose pas une forme juridique, en particulier pour les nouvelles intercommunalités.
Ainsi, ce n’est qu’à l’issue d’une étude précise des conséquences administratives, juridiques et financières que les intercommunalités concernées et les communes se sont prononcées pour la Communauté urbaine. Deux raisons importantes ont prévalu dans ce choix : les avantages financiers et des considérations pragmatiques, car, de fait, l’addition des compétences détenues jusqu’alors par les 6 intercommunalités existantes, étaient très proches de celles devant être exercées par une communauté urbaine.

La plus importante intercommunalité de la grande couronne en chiffres

La communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise s’étend de Rolleboise/Rosny-sur-Seine à Conflans-Sainte Honorine.
D’une superficie d’environ 500 km2, ce territoire traversé par la Seine sur 55 km compte un peu plus de 405 000 habitants et regroupe maintenant en une seule entité :

  • la Communauté d’Agglomération de Mantes-en-Yvelines (CAMY), 115 000 habitants,
  • la Communauté de Communes des Coteaux du Vexin, 21 000 habitants,
  • la Communauté de Communes Seine Mauldre, 14 345 habitants,
  • la Communauté d’Agglomération Seine & Vexin, 70 000 habitants,
  • la Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine, 92 000 habitants,
  • la Communauté de Communes de Poissy-Achères-Conflans-Sainte-Honorine, 92 201 habitants.

Parmi les 73 communes qui en font partie, 10 d’entre elles ont moins de 500 habitants et 28 plus de 2500 habitants. 29 sont situées sur la rive droite du fleuve, 44 sur la rive gauche.
Quelques chiffres encore: notre nouvelle communauté d’agglo dispose aujourd’hui de 2 100 km de voirie  et à terme ses infrastructures ferroviaires compteront 9 gares Eole.

Mode de désignation des élus

Les 129 conseillers communautaires sont désignés au sein de chaque conseil municipal des 73 communes, parmi les élus communautaires siégeant actuellement au sein d’une des 6 intercommunalités. Le nombre de 129 est fixé par la loi, au regard de la taille démographique de la Communauté urbaine (80 sièges à répartir proportionnellement entre les communes), auquel il convient d’ajouter 49 sièges pour les communes ne disposant pas d’au moins un siège. Ainsi, le nombre de conseillers communautaires siégeant à communauté urbaine varie de 11 représentants pour la commune la plus peuplée (Mantes-la-Jolie) à un représentant pour la majorité des communes (58 villes concernées).

Nos services publics dans cette nouvelle organisation

Les compétences obligatoires de la toute nouvelle Communauté urbaine s’accompagnent évidemment du transfert de biens et de services des communes qui en font partie. Cette évolution d’ampleur, les élus en ont pris la mesure dès leurs premières rencontres d’autant que la continuité du Service Public est un enjeu majeur.  
C’est la raison pour laquelle, afin de l’assurer dans des conditions optimales pour les habitants et les agents territoriaux dès le 1er janvier, le Comité des Directeurs Généraux des 6 intercommunalités qui ont fusionné, les Directeurs généraux des communes et plusieurs groupes de techniciens ont travaillé d’arrache-pied sur le plan administratif pendant plus d’un an. Ainsi, plusieurs conventions de gestion provisoire avec villes sont actuellement mises en place. Ce fonctionnement provisoire aboutira progressivement sur une démarche de qualité et d’harmonisation des services publics, dans une logique de proximité. Pas de changement donc pour l’instant dans des secteurs tels que l’entretien de la voirie ou le ramassage de vos poubelles !